Pourquoi Venelles est l'un des secrets les mieux gardés du Pays d'Aix
« Il existe des paysages qui nous accompagnent longtemps avant que nous n’apprenions à les connaître. »
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Il y a des lieux qui nous construisent sans que nous en n'ayons conscience.
Pour moi, ces lieux sont Paris et le Sud.
Ma vie s'est dessinée entre les deux, au rythme des allers-retours, des musées, des paysages et d'une lumière qui, sans le savoir encore, allait me conduire jusqu'en Provence.
Petite, c'est dans les musées parisiens que j'ai découvert Paul Cézanne.
À cette époque, je ne connaissais ni Aix-en-Provence, ni la montagne
Sainte-Victoire.
Et pourtant, sans le savoir, ces paysages étaient déjà entrés dans mon imaginaire.
Mon père est originaire de Marseille.
C’est donc tout naturellement que la Provence revenait souvent dans les conversations familiales, et dans les souvenirs racontés.
Elle faisait partie de mon histoire bien avant de faire partie de ma vie.
Des années plus tard, devenue adulte, j'ai retrouvé Cézanne à Paris, à l'Atelier des Lumières.
Ceux qui ont eu la chance de voir cette exposition comprendront sans doute ce que j'ai ressenti.
Les tableaux prenaient vie.
Alors que les couleurs envahissaient les murs, la lumière devenait presque palpable et, pendant quelques instants, nous avions le sentiment d'entrer dans les paysages de ce grand peintre.
En quittant l'exposition, je ne savais pas encore que cette montagne finirait par accompagner mes promenades quotidiennes.
Quelques années plus tard, la vie m'a menée à Venelles.
Je me souviens encore de cette première arrivée.
Plus nous avancions, plus le paysage changeait.
Les pins dessinaient les routes, les collines se succédaient, la lumière semblait différente. J'ai immédiatement retrouvé cette sensation que j'éprouve à chaque fois que je vais en Italie.
Cette douceur de vivre, cette élégance discrète, cette impression que le temps ralentit sans jamais s'arrêter.
On parle souvent de la dolce vita italienne.
Pourtant, j'ai toujours pensé que la Provence en était, en France, l'expression la plus juste.
Avec peut-être un privilège supplémentaire, celui d'offrir ce même art de vivre sans les foules que connaissent certaines destinations emblématiques de la Méditerranée pendant l'été.
À mesure que nous montions vers notre future maison, je suis tombée amoureuse de ce paysage.
Aujourd'hui encore, presque chaque matin, je pars marcher au milieu de la nature, juste à côté de chez moi.
La Sainte-Victoire est là, toujours différente d’un jour à l’autre.
Certains jours, elle disparaît presque dans la lumière.
D'autres, elle semble veiller sur toute la vallée.
Je comprends désormais pourquoi Cézanne n'a jamais cessé de la peindre.
Ce n'était pas seulement une montagne, c’était une lumière qui ne se répète jamais.
Venelles possède cette même discrétion.
Le village ne cherche pas à impressionner.
Il se laisse découvrir.
Son marché, ses commerces, son parcours culturel, ses nombreuses infrastructures sportives, ses écoles, sa vie associative… tout contribue à cette sensation d'équilibre que l'on recherche aujourd'hui plus que jamais.
Et puis il y a sa situation.
Aix-en-Provence n'est qu'à quelques minutes. La gare TGV permet de rejoindre Paris facilement. L'aéroport Marseille-Provence ouvre les portes de l'Europe. On profite du dynamisme économique, culturel et universitaire du Pays d'Aix tout en retrouvant, le soir, le calme d'un village entouré de nature.
C'est sans doute ce qui fait de Venelles l'un des secrets les mieux gardés du Pays d'Aix.
On y vient souvent pour sa proximité avec Aix.
On y reste pour tout le reste.
Lisa Lesieur
Lil Provence
L'art de vivre en Provence